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La migration des oies blanches

Chez nous, l’automne a son rituel bien à lui.

Chaque année, dès que les matinées deviennent croustillantes et que la lumière change, la rivière Richelieu se couvre d’un manteau blanc. Les Johannais le savent mieux que personne : c’est le signe que nos oies blanches, les grandes oies des neiges sont de retour pour leur grande pause migratoire.

C’est un moment qui appartient autant aux familles qu’aux photographes, aux curieux qu’aux habitués.

Ici, on s’arrête quelques minutes, on lève les yeux… et on se laisse émerveiller.

 

 

 

Crédit - Jessyca Viens Gaboriau

Un spectacle... bien visible chez nous

Après leur saison de reproduction dans les paysages arctiques, les oies entament un voyage de plusieurs milliers de kilomètres. Et dans cette longue aventure entre la toundra et la côte Atlantique, Saint-Jean-sur-Richelieu et la région du Haut-Richelieu est une escale essentielle.

Elles y trouvent exactement ce qu’on aime nous aussi :

  • de l’espace
  • du calme
  • une nature généreuse
  • un milieu fertile où refaire le plein d’énergie

Pendant deux à trois semaines, cette année, principalement à la mi-novembre, la rivière Richelieu se transforme en véritable scène naturelle, où l’on peut admirer des groupes pouvant atteindre mille oies à la fois. De loin, tout porte à croire qu’une couverture blanche a été délicatement posée sur l’eau.

Évidement, on profite de cette beauté en s’arrêtant près de l’eau à vélo ou à pied.

Pourquoi elles s'arrêtent sur notre rivière?

Parce qu’ici, elles trouvent tout ce qu’il leur faut pour continuer leur périple et faire le plein d’énergie :

  • Des racines
  • Des scirpes
  • Et oui… un peu de maïs, car nos champs sont à proximité de la rivière

Disons qu’entre la rivière, les berges, les terres agricoles et nos paysages paisibles, notre région est un buffet parfait pour les oies blanches.

Où les observer à Saint-Jean-sur-Richelieu?  

On vous propose la Place Barnabé, près de l’intersection de la Rue Champlain et la Rue MacDonald, ou de prendre la bande du canal accessible à pied et à vélo.

C’est le spot où on se retrouve entre voisins, familles et passionnés pour profiter de la vue.

On apporte un thermos, on prend des photos, on respire un peu et on regarde la magie opérer.

Ici, on aime ça, prendre le temps. Pour vous assurez de les trouver sur la rivière, nous vous conseillons de vous y rendre tôt en matinée ou en soirée.

Quelques caractéristiques !

Quelques faits impressionnants sur ces oiseaux :

  • Elles volent en moyenne à 55 km/h, et peuvent atteindre 95 km/h.

  • Environ 5 % d’entre elles portent un plumage bleu-gris : on les appelle les oies bleues.

  • Leur migration s’étend sur près de 4 000 km.

  • À peine âgées d’une journée, elles peuvent marcher 30 km sans s’arrêter.

    On peut dire qu’elles ne manquent pas d’aplomb !

  • La migration plus en détails : Après avoir fait un premier arrêt dans la région de l’île de Baffin, les grandes oies des neiges reprennent leur envol pour une épopée de plus de 1 000 kilomètres. Ce deuxième périple la mène dans la région du fleuve St-Laurent. C’est durant cette période que nous pouvons observer les vastes étendues d’oies blanches sur la rivière Richelieu. Les oies font le plein d’énergie durant cette période avant de continuer vers leur destination finale. 

 

Merci à la Fédération canadienne de la faune pour leurs informations précieuses. Pour en apprendre davantage sur les oies blanches, consultez leur site.

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